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Dernière mise à jour : 23/05/2017

Risques de transmission de maladie lapin/hommes/autres animaux de compagnie (Mise à jour : 25/07/2010)

La possibilité de transmission de maladies du lapin à l’homme est un sujet récurent sur le forum. Si certains parasites ou germes peuvent passer la barrière des espèces, le risque de transmission du lapin de compagnie à l’homme reste faible. Le mode de transmission le plus fréquent est le contact direct avec l’animal, les autres modes de transmission restent marginaux. En effet les morsures et griffures profondes sont rares tout comme l’ingestion de matière fécale ou d’urine.

Populations à risque

Mêmes si les risques sont faibles, certaines personnes sont plus exposées que d’autres :
- nourrissons et enfants en bas âge
- femmes enceintes
- personnes âgées
- personnes immunodéprimées ( sida, cancer, greffe…)

Facteurs de risques

- mauvaise hygiène de l’habitat du lapin
- trop grand nombre d’animaux
- absence de quarantaine
- mauvaise ventilation
- absence de soins vétérinaires ou soins trop tardifs

Prévention

Quelques gestes de base permettent d’éviter la transmission :
- maintenir une bonne hygiène de l’habitat ainsi qu’une bonne ventilation
- se laver les mains après des soins, la manipulation de la litière, ou des caresses
- éviter le contact avec l’animal lorsqu’on est particulièrement malade ou vulnérable
- consulter un vétérinaire rapidement lorsqu’on note une modification de l’apparence ou du comportement de l’animal. Rien ne se soigne par miracle, un traitement est toujours nécessaire et plus vite l’animal est soigné plus vous évitez le risque de contagion.

Transmissions par contact

Le principal risque de transmission concerne les maladies de peau :
- Teignes
- Gale
- Cheylétielles
- Puces
Si votre lapin est infesté par des champignons ou des parasites, vous devez le traiter au plus vite, ainsi que ses congénères, l’environnement et parfois vous-mêmes en préventif ou curatif. En cas de contagion, vous remarquerez le plus souvent des plaques ou rougeurs sur vos mains et bras ( parties les plus souvent en contact). Ces plaques sont souvent accompagnées de démangeaisons.

Transmission par voie orale

Le risque de transmission par voie orale est très faible car il faut ingérer des matières fécales pour que cela soit possible. Cependant, il suffit d’oublier de se laver les mains et de porter un doigt à la bouche après avoir touché une litière souillée pour que la transmission soit possible. Un enfant en bas âge peut aussi être tenté de porter une de ces petites « billes noires » à la bouche. Il est donc primordial de toujours se laver les mains après contact avec des éléments souillés ou des excréments.
Le lapin peut être porteur de vers (cestode ou taenia) ainsi que de la salmonellose. Une bonne hygiène suffit à rendre le risque de transmission quasi nul.
Les excréments du lapin ne transmettent pas la toxoplasmose.

Transmission par morsure et griffures

Le risque de morsure ou griffure reste faible mais les lapins sont souvent porteurs de pasteurellose et bordetellose, le risque de transmission n’est donc pas nul. Si vous êtes blessé par votre lapin, vous devez immédiatement désinfecter. Le risque reste très faible, inutile donc de paniquer. Ces deux maladies ne s’exprimeront pas chez l’humain de la même manière que chez le lapin. En général, la transmission par morsure occasionne un oedème rouge et douloureux accompagné de fièvre. Un traitement antibiotique suffit à régler rapidement le problème. Ce mode de transmission est plus le fait du chat ou du chien que du lapin.
Si votre lapin est atteint de pasteurellose, sachez que le risque de transmission est quasi nul, surtout si vous maintenez de bonnes conditions d’hygiène.
Le risque existe surtout en élevage où le confinement et le nombre de lapins infectés augmentent considérablement les facteurs de transmission.
L’atteinte des voies respiratoires par contact avec un animal infecté est exceptionnelle chez l’humain et concerne principalement les professionnels de l’élevage.
Le lapin ne transmet pas la rage pour la raison simple que s’il est contaminé par un prédateur par morsure, il décède immédiatement du fait de la blessure. Il n’est donc pas un vecteur de contamination et n’a pas besoin d’être vacciné.

Transmission par ingestion

D’autres maladies ne peuvent se transmettre du lapin à l’homme que par la consommation de sa viande ou le dépouillement de l’animal. C’est le cas de la tularémie.
En revanche, la transmission de la toxoplasmose par ce biais n’est pas prouvée.

Encéphalitozoonose

Ce protozoaire représente un danger pour la santé de l’homme si celui-ci est immunodéprimé. Il est donc déconseillé de changer la litière ou de s’occuper des soins du lapin malade si on est considéré « à risque ».

Transmission de l’homme au lapin

Le lapin n’est pas sensible aux mêmes germes ou virus que les humains. Le risque de transmission d’un rhume, d’une grippe ou d’une garstro-entérite est quasi nul. ( là encore il faudrait des conditions très particulières pour qu’une transmission puisse être possible : mutation d’un virus par exemple). D’une manière générale le risque de transmission homme/lapin (et inversement) est bien plus faible qu’entre le chien, le chat et l’homme. Il est presque nul sauf pour les parasites. Même si le lapin est considéré comme plus « sale » parce qu’il est aussi un animal de ferme, il est moins susceptible de transmettre des maladies qu’un chat ou un chien.
Peu de maladies franchissent la barrière des espèces et, lorsqu’elles le font, c’est rarement du fait d’un animal de compagnie.

Transmission lapin/autres animaux de compagnie

Les animaux de compagnie sont sensés être suivis par un vétérinaire, vaccinés et vermifugés régulièrement. Ils sont également sensés vivre dans un environnement propre dans lequel les humains respectent des règles d’hygiène élémentaires. Dans ces conditions, le risque de transmission est extrêmement faible voire nul, sauf pour les parasites qui peuvent facilement passer d’une espèce à l’autre. De plus, les animaux ne sont pas tous sensibles aux même germes. Le coryza du chat, par exemple, n’est pas le même que celui du lapin. Il n’y a pas de risque de transmission. En revanche, certaines espèces peuvent être porteuses de germes qui ne sont pas très dangereux pour elles-mêmes mais représentent un danger pour les autres. Le lapin peut être porteur sain de la bactérie Bordetella Bronchiseptica et la transmettre à un cochon dinde. Le cochon d’inde, quant à lui, peut transmettre la bactérie Pasteurella multocida au lapin. Dans les deux cas la bactérie représente un danger supérieur pour le sujet de l’autre espèce qui va être contaminée que pour celui qui était porteur sain.