Lorsque Chester ne pouvait plus mastiquer

Marinell Harriman

J’ai amené mon 85 ème lapin sauvé pour une consultation. Le Dr Marliss Geissler ne pouvait pas croire qu’en 85 sauvetages, je n’ai jamais vu de malocclusion.

« Nous devrions comparer nos statistiques » me dit-elle en riant, « j’avais l’impression que 30-40% des lapins souffraient de malocclusion. » Nous en avons conclu que du fait que les lapins souffrant de malocclusion venaient plus souvent chez le vétérinaire que les lapins avec une dentition normale, le Dr. Geissler avait une impression faussée.

Après avoir appris à gérer les malocclusions des incisives et leurs besoins continuels en coupes et limages, je devais maintenant apprendre à gérer un problème moins connu – les pics sur les molaires (en dents de scie). Franchement, c’est un grand soulagement pour moi maintenant lorsqu’on découvre des pics sur les molaires sur un lapin visiblement malade, car c’est relativement simple à résoudre.

Lorsque nous avons sauvé Chester, âgé de 6 ans, il avait l’air en parfaite santé, mais pas très à cheval sur la propreté. Trois mois après s’être installé confortablement, j’ai trouvé qu’il avait soudain fait de gros progrès. Puis j’ai réalisé qu’en fait il n’éliminait plus et ne mangeait plus non plus. Comme il partageait son bac à litière et sa gamelle, j’avais eu des difficultés à observer cela. Lorsque j’y ai réfléchi, j’ai réalisé qu’il était aussi devenu plus calme, restant assis près de son bol d’eau avec le menton mouillé et pattes avant humides.

Craignant un problème intestinal sérieux, j’ai immédiatement pris rendez vous avec le vétérinaire. Toutes les familles d’accueil expérimentées savent que l’anorexie chez le lapin n’est pas à prendre à la légère. Nous avons aussi tendance à culpabiliser pour notre manque de vigilance. Est-ce que l’ai mal nourri ? Est-ce que je lui ai donné trop de granulés ? Est-ce que je lui ai donné assez de fibre ?

Lorsque le Dr Harvey a mis l’otoscope dans la bouche de Chester, elle a vu que la joue était ensanglantée et a trouvé le pic qui provoquait ces dégâts et causait la douleur. Je l’ai laissé à la clinique pour quelques heures afin qu’elle puisse l’anesthésier et limer la molaire. Lors que j’ai repris Chester plus tard dans l’après midi, c’était un lapin affamé tout neuf, heureux de pouvoir manger à nouveau.

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Traduit de l'anglais par Marguerite & Cie le 09 août 2008 avec l'aimable autorisation de la House Rabbit Society
D'après l'original "When Chester Couldn't Chew " par Marinell Harriman disponible sur le site de la House Rabbit Society : http://www.rabbit.org/journal/3-9/chester.html
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